Cahier VIRTUEL-écriture/Sylvie Chastain

THEME N° 25 (avril/mai)

Le thème :
Le monde est comme un chariot de foin, chacun en attrape ce qu’il peut.
(J. Bosch)

Tiré d’un proverbe flamand, il symbolise l’avidité : Bosch cherche à mettre en garde ses contemporains contre la tentation de vouloir accumuler trop de richesses.

Il s’agit, ici, de la partie centrale d’un triptyque : une longue procession humaine accompagnant le chariot. Construit comme un livre, le triptyque se lit de gauche à droite. Sur les autres panneaux, non représentés, on découvre : à gauche, le péché originel, Adam et Ève chassés du paradis, et les anges déchus qui tombent du ciel sous la forme d’insectes ; à droite, emmené par des figures monstrueuses, le cortège se dirige vers l’enfer.

Des femmes et des hommes nus sous un ciel en feu, torturés par des monstres : c’est le sort de l’humanité si elle se détourne de la Vérité. La morale derrière tout cela ? Les biens terrestres sont inutiles, et éloignent l’homme de l’essentiel. Méfiance !

La forme :
Une fois n’est pas coutume mais pour cette livraison nous avons voulu retrouver l’esprit « atelier d’écriture » et vous proposer de traiter votre texte en reprenant la formule du « haïbun».

« Le « haïbun », prose et poésie-haïku mêlées, décline la vie sur des modes variés et dans les trois espaces temporels.
Le haïku, survenant dans le haïbun, introduit une diversion, une réorientation du regard soudain focalisé sur l’immédiateté, le concret, « l’ici et maintenant ». C’est pourquoi il ne constitue pas une banale illustration du propos : éclos dans les plis de la prose, il entretient avec le récit des liens très subtils.
Ce divertissement inattendu doit surgir le plus naturellement possible et ravir le lecteur, c’est à dire lui laisser une impression forte. Aussi, afin de ne pas émousser le plaisir, le poète sera attentif à ne pas émailler son haïbun de haïkus trop nombreux, mais à les distiller opportunément. Plus le haïku sera rare, plus il gagnera en puissance. Un seul peut suffire même, plutôt placé en position finale. »

d’après Danièle DUTEIL

Pour résumer simplement il s’agit d’écrire un texte en prose dans lequel s’insèrent un ou plusieurs courts poèmes (avec ou sans rime) reprenant l’esprit du haïku (trois vers) sans obligatoirement en respecter le formalisme.

Bonne écriture et ne tombez pas de la charrette !

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